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    Home»AgriFood»Fertilisation azotée : clé de voûte de la céréaliculture au Maroc
    AgriFood

    Fertilisation azotée : clé de voûte de la céréaliculture au Maroc

    abdelhosni@gmail.comBy abdelhosni@gmail.comJanuary 4, 20268 Mins Read
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    Fertilisation azotée céréaliculture au Maroc

    Dans le paysage agricole marocain, soumis aux aléas climatiques et à la rigueur des conditions pluviales (le « bour »), la quête du rendement s’apparente souvent à un parcours du combattant. Si l’eau reste le facteur limitant par excellence, il existe un levier puissant que l’agriculteur peut actionner pour optimiser chaque goutte de pluie tombée : la fertilisation. Considérée à juste titre comme l’un des facteurs les plus déterminants du rendement, qu’il s’agisse de céréales ou d’autres cultures, sa maîtrise est non seulement une nécessité technique, mais aussi économique.

    Une fertilisation bien menée permet aux plantes d’utiliser l’eau de manière optimale, optimisant ainsi la production même lors des campagnes difficiles. Cependant, contrairement à la fumure de fond qui installe les fondations (phosphore et potasse) avant le semis, la fertilisation de couverture est un pilotage de précision qui se joue en temps réel, sur une culture déjà installée. Elle concerne exclusivement l’azote, ce « carburant » de la croissance végétale. Mais l’azote est capricieux. Difficile à maîtriser en raison de la complexité des facteurs environnementaux qui influent sur son action, il exige une stratégie de gestion rigoureuse.

    La stratégie de la juste dose

    Avant même de sortir le tracteur, tout commence par un calcul. La base de toute stratégie céréalière consiste à évaluer les objectifs de rendement. Ce calcul n’est pas une simple estimation ; il doit intégrer le précédent cultural, le type de sol, les réserves disponibles, la variété choisie et, bien sûr, le profil climatique de la campagne.
    Une fois cet objectif de rendement fixé (par exemple, 30, 40 ou 50 quintaux par hectare), l’agriculteur peut déterminer la quantité totale d’éléments fertilisants nécessaire. La règle de base est arithmétique : on compte généralement 3 kg d’azote par quintal espéré pour le blé tendre, et jusqu’à 3,5 kg pour le blé dur.
    Cependant, toute cette dose ne doit pas être apportée en couverture. Il faut déduire ce qui a déjà été enfoui lors de la fumure de fond. Compte tenu des faibles besoins de la jeune plante en début de cycle — qui vit d’abord sur les réserves contenues dans le grain — on estime que seuls 15% de la dose totale d’azote doivent être apportés avant le semis. Le reste, soit 85% des besoins, constitue la « fumure de couverture ». C’est là que tout se joue.
    Il ne faut pas oublier le rôle de la matière organique. Bien que les apports de fumier ou la restitution des pailles soient des pratiques encore trop rares chez nous, elles jouent un rôle primordial dans l’entretien de la fertilité et la fourniture d’éléments minéraux sur le long terme.

    Deuxième pilier : le fractionnement

    Pourquoi ne pas apporter tout l’azote en une seule fois et gagner du temps ? La réponse réside dans la biologie de la plante et la chimie du sol. Les besoins nutritifs du blé ne sont pas linéaires ; ils évoluent tout au long du cycle. De plus, l’azote est un élément extrêmement mobile et soluble. L’apporter massivement trop tôt, c’est prendre le risque de le voir lessivé par les pluies, volatilisé dans l’air ou perdu par dénitrification avant même que la plante ne puisse l’absorber.
    Le fractionnement, bien qu’il occasionne un surcroît de travail, est amplement justifié par ses nombreux avantages. Il permet d’ajuster le tir en fonction de l’état végétatif et de la pluviométrie réelle, d’optimiser le rendement et de limiter le reliquat d’azote post-récolte, inutilement perdu pour l’environnement.

    La règle de trois

    Les experts s’accordent aujourd’hui pour dire que la stratégie la plus efficace, pour viser à la fois le rendement et la qualité, est de répartir la couverture en trois apports:
    – Le démarrage: Le premier apport intervient au stade tallage, généralement après la 4e feuille. La prudence est de mise : les quantités ne devraient pas dépasser 1/3 de la dose de couverture pour éviter une croissance végétative excessive qui fragiliserait la plante.
    – La croissance: C’est le cœur de la bataille. Le deuxième apport, semi-tardif, doit survenir au stade montaison. Il représente le gros des besoins, soit les 2/3 restants de la dose prévue, à moduler évidemment si les précipitations font défaut.
    – La qualité (Gonflement/Épiaison) : C’est l’apport de « confort », souvent négligé mais important. Dans les régions à forte pluviométrie, ou pour les agriculteurs visant l’excellence, une partie de la dose peut être reportée à ce stade.
    Protéine : un véritable enjeu commercial
    Le troisième apport tardif mérite une attention particulière. En effet, l’absorption d’azote en fin de cycle (courant montaison, début épiaison) ne sert plus tant à fabriquer du rendement (des quintaux) qu’à fabriquer des protéines.
    Pour le blé dur, cette teneur en protéines est déterminante. Elle est indispensable pour les minotiers et conditionne la qualité des pâtes (ténacité). L’objectif technique est d’atteindre 14% de protéines. Une carence en azote à ce stade provoque le « mitadinage », un accident physiologique qui rend le grain farineux et altère gravement les qualités semoulières. Pour le blé dur, riche en gluten, ce pilotage fin de l’azote jusqu’au stade « dernière feuille » est donc primordial pour valoriser la récolte.

    Comprendre les formes d’azote

    Piloter la fertilisation azotée ne se résume pas à appliquer une dose totale calculée par la méthode du bilan.
    L’agriculteur se trouve face à une diversité d’engrais azotés sur le marché. Comprendre leurs comportements physico-chimiques dans le sol est indispensable pour choisir la bonne forme au bon moment, limiter les pertes par volatilisation ou lessivage, et maximiser le Coefficient Apparent d’Utilisation (CAU).
    Il n’existe pas d’engrais universel, mais des formes aux cinétiques de libération différentes. Sur le marché, les options se distinguent principalement par le chemin qu’elles doivent parcourir dans le sol avant d’être absorbées par la racine. On peut classer les solutions disponibles en deux grandes catégories fonctionnelles :
    – Les formes à disponibilité immédiate : Certaines formes d’azote sont directement assimilables par la plante sans transformation majeure. Solubles dans la solution du sol, elles offrent un effet « coup de fouet » rapide. Elles sont privilégiées lorsque la culture traverse une phase de croissance exponentielle (montaison) et que la demande instantanée est forte. Cependant, leur grande solubilité les rend très sensibles à la lixiviation (lessivage) en cas de pluies abondantes. De plus, elles n’ont pas de pouvoir acidifiant marqué ou de rétention sur le complexe argilo-humique.
    – Les formes à transformation progressive : D’autres engrais apportent de l’azote sous une forme qui nécessite une ou plusieurs étapes de transformation biologique (hydrolyse, nitrification) par les bactéries du sol pour devenir assimilable. Ces formes permettent une mise à disposition plus étalée dans le temps. Certaines ont l’avantage d’être retenues par le pouvoir adsorbant du sol (le complexe argilo-humique), limitant le lessivage immédiat. Elles présentent souvent un caractère acidifiant, techniquement intéressant pour débloquer le phosphore et les oligo-éléments dans les sols calcaires à pH élevé. Toutefois, leur transformation dépend de la température et de l’humidité. De plus, certaines de ces formes sont sensibles à la volatilisation (perte gazeuse d’ammoniac) si elles sont appliquées en surface par temps sec et chaud.
    La stratégie gagnante consiste à synchroniser la forme de l’engrais avec les besoins de la céréale et les conditions météo. Choisir sa forme d’azote n’est pas seulement une question de prix à l’unité fertilisante. C’est un choix agronomique qui doit intégrer le pH du sol, la pluviométrie annoncée et le stade de la céréale. En sols basiques (fréquents dans de nombreuses régions céréalières), l’alternance entre des formes acidifiantes à libération progressive en début de cycle et des formes rapides en pleine végétation constitue souvent l’itinéraire technique le plus robuste pour concilier rendement et taux de protéines.

    De la théorie à la pratique

    Malgré ces recommandations techniques précises, la réalité du terrain est souvent plus nuancée. L’application des engrais demande un savoir-faire logistique. Sur les grandes superficies, l’utilisation d’épandeurs centrifuges permet de gagner un temps précieux et d’assurer une certaine homogénéité. Mais ces machines ont leurs limites : la répartition sur les bordures est souvent plus faible, nécessitant de faire se chevaucher les passages pour compenser.
    Le dilemme éternel de l’agriculteur reste l’accès à la parcelle. L’apport d’azote nécessite de l’humidité pour être efficace, mais entrer avec un tracteur chargé dans un champ détrempé est périlleux (traces, tassement du sol). Une règle d’or s’impose avant tout apport : désherber. Il est inutile, voire contre-productif, de fertiliser des adventices qui concurrenceraient le blé.
    Enfin, il faut garder à l’esprit que « le mieux est l’ennemi du bien ». Dépasser les doses calculées est inutile et dangereux. L’excès d’azote provoque la verse (chute des tiges), retarde la maturité, favorise les maladies cryptogamiques et pollue les nappes phréatiques, sans pour autant améliorer le rendement économique.

    Sous-fertilisation et stratégie de survie !

    Si la théorie est claire, la pratique nationale révèle un fossé inquiétant. Selon les données de la FAO, la consommation d’engrais au Maroc stagne et ne couvre que 33% des besoins réels des blés. Ce sous-investissement chronique entraîne un appauvrissement continu de nos sols et menace l’autosuffisance alimentaire du pays.
    La peur dicte souvent la conduite des petits producteurs. Échaudés par les années de sécheresse, ils adoptent une stratégie de survie : minimiser les charges, apporter peu d’engrais de fond, et attendre la pluie pour aviser. Environ 50% des agriculteurs utilisent des engrais, mais souvent de manière déséquilibrée (un peu en fumure de fond, de l’ammonitrate ponctuel en couverture) et en quantités inférieures aux normes. De plus, la spéculation sur les prix des engrais ajoute une couche d’incertitude.
    Pour rattraper ce retard et sécuriser la production nationale, il ne suffit pas qu’il pleuve. Il est impératif de renforcer le conseil agricole, de structurer les circuits de commercialisation et de soutenir le revenu des céréaliculteurs. La fertilisation raisonnée n’est pas seulement une technique agronomique ; c’est un enjeu de souveraineté alimentaire qui demande des efforts conjoints, des pouvoirs publics jusqu’à la parcelle.

     

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